Ils ont quitté la France et réalisent leur rêve !

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Naissance du Blue Beard sur la plage de Caye Caulker.

Une histoire peu commune pour ces Français pleins de volonté, installés depuis peu au Belize. Florian et Pauline répondent à nos questions et nous prouvent qu’il est possible de réaliser son rêve.

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L’interview c’est ici ↓

1- Bonjour, avant de rentrer dans le vif du sujet, présentez-vous à nos lecteurs.
Moi c’est Florian et ma femme c’est Pauline. On a 35 et 34 ans et un petit bébé de 9 mois, qui s’appelle Roman. On vient du sud de la France et aujourd’hui on vit à Caye Caulker. Avant, Pauline était infirmière libérale à Béziers. J’étais chef de projet digital dans le web, j’avais ma société.
2- Pourquoi et comment avez vous eu l’idée de créer le Blue beard?
Tout est parti d’un rêve, comme souvent quand on monte une entreprise. L’objectif du départ était de partir au Sri Lanka, un pays dont on est tombé amoureux quand on y est allé 1 mois. Quand on est rentrés, on a décidé de concrétiser notre projet. On a économisé pendant 1 an, et serré la ceinture comme on dit.
Ensuite ma femme est tombée enceinte, c’était la bonne nouvelle. Pendant sa grossesse, un dimanche soir à la télé on a regardé un reportage qui parlait de Caye Caulker. On a contacté la femme qui était dans le reportage. Elle avait une crêperie ici à l’époque. On lui a demandé si nous aussi on pouvait rêver d’avoir une vie au Caraïbes. Il y a eu beaucoup de discussions, et 3 mois de tractation. Ca ne c’est pas fait comme ça… Elle nous a trouvé un endroit et on a démarré le business plan, de façon à savoir si le projet était viable, si on allait pouvoir assurer. Comme je répète souvent, le business c’est de la passion, mais aussi des maths. On s’est donc mis aux calculs. A partir du moment où on a accepté le projet, on a étudié la fréquentation, le trafic  potentiel au Split, car on allait avoir le restaurant avant d’arriver. Sans jamais être venu avant ni même connaître le pays, un sacré challenge avec un bébé !
3- Il y a environ 30 heures de voyage pour venir jusqu’ici. Comment ça s’est passé?
C’était assez rock’n roll, on est partis de notre appartement à Béziers à 3 avec 100 kg de bagages (dont les boules de pétanque je précise). On a pris le train jusqu’à Barcelone où on a passé la nuit. On a décollé pour Munich, puis New-York sous la neige, c’était l’aventure. Le lendemain matin on s’est envolé pour le Belize. Encore un taxi et un bâteau et on est arrivé à Caye Caulker après 3 jours de voyage. Fatigués mais très contents d’être ici.
4- Vous aviez déjà travaillé ensemble avant?
Non, Pauline m’a beaucoup aidé dans ma société mais notre mariage a été notre premier gros projet à deux. 140 invités à recevoir sur trois jours, c’était beaucoup de boulot. Là c’est la première fois qu’on travaille ensemble.
5- Maintenant présentez nous le restaurant et votre équipe.
Pauline cuisine. Au delà de ça, elle est vraiment à l’organisation et au process. Moi je suis au service, je m’occupe des clients, j’essaie de créer une ambiance familiale et je m’occupe de la partie comptabilité et juridique.
On est 4, il y a Kelsi, une jeune maman bélizienne de 20 ans avec qui j’adore travailler. Elle s’occupe de la cuisine, des jus, des courses, de la vaisselle et du bébé, qui est toujours avec nous. Elle fait un travail de fond qui est très utile et apprécié. On a Nas, un chef indien réputé qui est là depuis 3 semaines. Il apporte dans ses plats son côté exotique et sa touche épicée. Tout ce que les clients attendent en venant manger dans les caraïbes au bord de l’eau.

 

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6- Quels sont les plus gros succès de la carte?
Pour le lunch, c’est le filet mignon de boeuf servi avec 3 sauces, du gratin dauphinois et de la ratatouille.
L’indian curry, qu’on décline avec des crevettes ou de façon veggie. On s’adapte à tout le monde. Ce sont des plats qui marchent très bien.
Tout est frais du jour, et fait maison !
7- Vous pensez que les étrangers sont toujours aussi friands de la french food? C’est un vrai plus?
Ils ont conscience qu’on est une nation avec une forte culture culinaire, donc oui ça apporte un gage de qualité. Maintenant je ne sais pas si c’est vraiment attractif. Les gens voyagent beaucoup et se rendent compte qu’il y a d’autres cuisines et nouvelles saveurs ailleurs. C’est à nous de les convaincre de venir goûter nos mélanges et notre cuisine de qualité.

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8- Quels sont les projets pour les mois à venir?
Notre objectif, c’est d’ouvrir le soir, continuer à grimper, améliorer la carte et rêver au futur. Tout est perfectible.
9- Comment trouvez vous l’accueil des béliziens depuis votre arrivée?
Il y a deux communautés, les béliziens et les expatriés, dont beaucoup d’américains et de canadiens. Seulement 5 français à l’heure actuelle. Tout le monde se mélange. Globalement l’accueil a été bon, ça c’est bien passé.

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12- Vous avez une anecdote à nous raconter?
Un américain qui m’a écrit un poème et qui ne voulait pas le donner à ma femme…
Le jour où je suis à la pêche, je pense avoir une touche et en fait c’est une raie manta d’1,50m qui me passe sur le fil…Depuis la terrasse on les voit sauter hors de l’eau… 
Les pélicans qui plongent aussi… On a un ensoleillement énorme et à côté de ça des pluies torrentielles. Ce sont des moments de nature intense, on sent qu’on vit dans un environnement fort.
10- Une journée typique sur Caye Caulker ça donne quoi?
Debout à 5h30. On s’occupe du petit, une douche, et à défaut du métro ou de la voiture dans les embouteillages, le trajet se fait sur le sable en vélo, accompagnés du soleil et la mer. On récupère nos  jus et fruits frais, puis on attaque la mise en place au restaurant: la décoration, le breakfast, et en parallèle le réassort et les préparations pour le lunch.
11- Qu’est-ce qui vous plaît le plus de vivre ici?  Et au contraire le moins?
Au delà des caraïbes et du rêve, on est sur une terre où il y a énormément de croissance, peu d’infrastructures, donc beaucoup de possibilités. Pour quelqu’un qui aime créer, lancer des projets, ici c’est un terrain de jeux. Il y a tout à faire. Ce que j’aime le moins, c’est l’éloignement de la France, et de la famille. C’est une réalité, on ne peut pas le nier. 
13- Quels conseils pourriez vous donner à nos lecteurs qui souhaiteraient monter un restaurant à l’étranger?
Tout d’abord il faut rêver, ça part toujours d’un espoir. Il faut croire en soi et en ce qu’on a envie de faire. Il faut travailler dur, même si la charge est importante. Penser à la trésorerie et l’investissement pour pouvoir assumer. Ça dépend du pays mais globalement il faut avoir environ 20.000€. Diminuer les coûts de logement et de nourriture les premiers temps. Une organisation sans faille au préalable est nécessaire (plans, déco, recrutement…) Préparer son arrivée au maximum car une fois sur place, d’autres problématiques seront a gérer. Même si l’installation demande du temps et de l’énergie, il n’y a rien de difficile. Mais plus la préparation est bonne, mieux cela se passe.
14- Enfin, comment nos lecteurs peuvent vous aider dans votre projet?
Si vous passez au Belize, venez manger au restaurant.
Partagez au maximum cette interview et cet article !
Ce pays en pleine croissance mérite d’être connu !


     

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L’interview de Florian et Pauline te plaît? 

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5 réponses

  1. chaverot dit :

    Bonjour , votre article est très intéressant, ma compagne et moi souhaitons vous contacter.Comment pouvons nous procéder ?
    Nous avons également pour projet de partir à l’étranger

  2. chaillou dit :

    Bonjour, Avez vous réussi à tenir votre restaurant ? Et êtes vous toujours content de vivre la bas ? Plusieurs personnes parlent du Belize en disant que ça l’économie est instable, vous en pensez quoi maintenant ? Moi je suis à l’ile de la Reunion depuis 20 ans, c’est génial mais on envisage peut être de passer à autre chose ! On est ds la restauration également ! j’attends de vos nouvelles à bientôt Rozenn

  3. Christian dit :

    Je vie ici à sarteneja au belize depuis plus de 13’ans ,
    j en ai vus passé du monde qui avait le même rêve ,certain rêve trop et se casse la gueule et retourne ,certain travaille fort et réussisse ,bravo à eux

    • Gaspard dit :

      Courage frero.j’aime bcp ça

    • Nativel ANNICK dit :

      Bonjour êtes vous toujours à Sarteneja? Mon mari et moi souhaiterions nous installer au Belize dans un petit coin tranquille. Nous sommes à Abu Dhabi et l’achat d’une maison pas chère avec du terrain est-il possible par chez vous ?
      Merci d’avoir pris un petit moment pour me lire en espérant avoir un petit coucou de votre part. Je vous laisse mon adresse mail annicknativel@hotmail.fr

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